Ce dimanche de Pâques fut pour nous l'occasion d'aller visiter les urgences! On avait déjà tenté une fois avec une otite du week end, mais on nous avait aiguillé vers la maison médicale. Zut!

Ce dimanche, nous avons donc reessayé et ça y est, nous avons expérimenté les urgences, les vraies!

Bon, avant tout, pas d'inquiétude excessive, ça s'est soldé par 3 points de suture, donc pas de quoi s'alarmer.

Dimanche donc, malgré le temps maussade et carrément froid, je me suis dit que j'allais sortir un peu les enfants, histoire de leur faire prendre un peu l'air. Inutile de souligner que je me suis en fait carrément forcée ; j'aurais mieux fait de m'abstenir.

Paul et moi enfourchons nos vélos (Louise derrière moi, malgré ses récriminations : elle voulait pédaler elle aussi ; là pour le coup, j'ai bien fait de ne pas me forcer à accepter!).

Direction le square. Archi désert vu qu'il faisait si froid. Mes 2 canailles s'ébrouent un peu, grimpent à droite, à gauche. Mais il faisait toujours aussi froid, surtout pour leur pauvre maman congelée qui ne grimpait nulle part.

J'ai donc lancé le fatidique "Les enfants, on ne va pas tarder à y aller" ; mais nous aurions dû lever le camp immédiatement, car 2 minutes plus tard, Louise a trébuché et est allée se cogner contre un banc (en métal).

Ouverte juste au-dessus de l'oeil. Bon. Sang, pleurs, et vélos! Eh oui, heureusement que ça ne saignait pas trop, parce qu'il a fallu commencer par regagner nos pénates à vélo. Parce que leur papa était en route pour Montpellier et donc dans l'impossibilité de venir nous chercher au square.

Nous avons donc pédalé, pédalé, pédalé. Une fois rentrés, des voisins compatissants ont eu la gentillesse d'accueillir Paul pour que je conduise Louise à l'hôpital, avec la perspective d'y passer un temps certain...

Sur les urgences, je vais faire court : nous y avons passé environ 2 heures, ce qui m'a paru très raisonnable. Nous avons eu à faire à un personnel très accueillant, aimable, tout particulièrement l'infirmière et le médecin qui se sont occupés de Louise. Quant à Louise, elle s'est montrée stoïque dans l'épreuve : pas un cri, pas un pleur pendant qu'on la recousait, et ce alors même qu'elle assisatit à toute la scène, puisque le champ qui la recouvrait avait bien sûr un trou au niveau de la plaie donc au niveau de son oeil ; le gaz euphorisant y était peut-être bien pour quelque chose!

Ensuite direction la pharmacie de grade ; accessible, no problemo.

Bref, ce qui semblait être une épreuve quasi insurmontable s'est en fait révélé quelque chose d'aussi facile que possible, vu les circonstances.

Espérons que la cicatrice ne sera pas trop voyante ; on va s'y empoyer, avec force casquettes!

A vendredi.